Suppléance rénale

Dans son unité de dialyse médicalisée, à Dumbéa sur Mer, l'Atir, premier opérateur de dialyse en Nouvelle-Calédonie, accueille dix patients en hémodialyse longue de nuit – traitement dont on connaît tous les bienfaits. Derrière la qualité de ces séances, un trinôme : Anna, agent de service qualifié, Stéphanie et Romain, infirmiers dont le métier de nuit ne ressemble pas tout à fait à celui du jour. Ils nous le racontent.

Quant l'Atir modernise son parc de générateurs de dialyse, elle doit en doter ses unités des petites îles du Pacifique sud, comme les Loyauté. Malgré son éloignement des centres urbains de Nouvelle-Calédonie, et malgré une crise sévère des transports vers cette destination, son unité d'hémodialyse de proximité (UHP) de Lifou vient de réceptionner des Fresenius 5008. Elle peut désormais pratiquer l'hémodiafiltration, au grand soulagement de ses  patients. Une victoire dans la démarche de l'association pour faciliter l'accès aux soins.

L’Atir est membre du Réseau de l’insuffisance rénale en Nouvelle-Calédonie, le Résir, depuis 2012. Chaque année, nous lui réaffirmons notre soutien et contribuons ainsi concrètement à faire reculer la maladie rénale chronique, très présente dans notre archipel. Notamment, nous l'aidons à organiser un événement phare, les Journées du rein, en lui affectant des soignants. En 2026, l’événement s’est déroulé dans la province Nord du pays, dans les communes de Koné les 22 et 23 avril, et Poindimié le 24. Une édition fort originale.

Un an maintenant que l’Atir s’est dotée d'une plateforme de gestion des ressources humaines spécialisée dans le secteur de la santé et du médico-social. En particulier, l'outil centralise ses besoins en remplacements infirmiers et les diffuse à ses équipes soignantes. Les retours qui parviennent à la direction des ressources humaines (DRH) témoignent d’une satisfaction générale des utilisateurs — infirmiers, cadres des soins, gestionnaires RH. Vous partagez notre préoccupation d'optimiser les mouvements de personnel, pour assurer aux patients qualité et continuité des soins ? Quelques mots sur notre expérience du produit.

Qui que vous soyez,  si l’insuffisance rénale vous touche de près ou de loin, écoutez Nicolas Darsaut, directeur général de l’Atir NC, s’exprimer avec sa tête mais aussi avec tout son cœur, dans l’émission de radio Le labo du travail, sur la chaîne NC La 1e. C'est le psychologue clinicien Paul Deligny, spécialiste du monde du travail, qui l'interrogeait sur l'activité de dialyse le 28juin.

L'éco-responsabilité, la qualité des soins et celle des conditions de travail, ce sont-là trois objectifs que l'Atir considère comme inhérents à sa mission en Nouvelle-Calédonie. Elle le réaffirme en faisant le choix, cette année, de troquer les poches d'acide individuelles branchées à ses générateurs de dialyse contre une centrale de distribution d’acide, pour fabriquer l'eau de dialyse. L'équipement est en service depuis mi-février dans sa principale unité médicalisée, à Dumbéa sur Mer. Il satisfait déjà son personnel, infirmiers en tête. À adopter sans conteste, si vous êtes un établissement de santé qui pratique l'hémodialyse.

Sur la petite île française de Futuna, dans le Pacifique sud, on n'oubliera pas la date du 3 juin.  Ce jour-là en effet, l'État et les autorités locales y ont inauguré, avec l'Atir qui l'exploitera, son unité d’hémodialyse de proximité (UHP). Dix ans après l'annonce de sa construction par François Hollande, alors président de la République, lors de sa visite en 2016. Désormais, les patients souffrant d'insuffisance rénale terminale pourront y recevoir des soins vitaux, près de chez eux. Un immense soulagement pour eux et une victoire de santé publique pour l'archipel.

À Dumbéa sur Mer, fin 2022, l’Atir a introduit le vélo en salle de dialyse. L’initiative s’est ensuite heurtée à plusieurs entraves, dont des émeutes urbaines en 2024. Aujourd'hui, l'association réfléchit à lui redonner de l’élan. En effet, comment ignorer les effets bénéfiques, unanimement et scientifiquement reconnus, de l’activité physique sur la santé des insuffisants rénaux chroniques ?

Quoi de plus terrible que de voir un·e patient·e hospitalisé·e précipitamment et décéder sans y avoir été préparé·e ? Parce que la fin de vie fait partie intégrante de la prise en charge de l’insuffisance rénale chronique, les médecins et la direction des soins infirmiers (DSSI) de l’Atir veulent instaurer, avec l'hôpital public, le CHT Gaston-Bourret, un corridor de services qui permettra d’accompagner dûment les dialysés, souvent âgés, en soins palliatifs.

C’est l’histoire d’un chantier long de dix ans. Parce que l’intérêt du patient est et restera central dans l’accomplissement de sa mission, l’Atir soutient avec ténacité, depuis 2016, le projet d’installation d’une unité de dialyse de proximité (UHP) à Futuna, île française de Polynésie, dans le Pacifique sud. Le 19 janvier, cette UHP a ouvert ses portes. Un grand soulagement pour les Futuniens, pour l’Agence de santé de Wallis, pour les équipes de l'Atir.