L’Atir en projets

Un an maintenant que l’Atir s’est dotée d'une plateforme de gestion des ressources humaines spécialisée dans le secteur de la santé et du médico-social. En particulier, l'outil centralise ses besoins en remplacements infirmiers et les diffuse à ses équipes soignantes. Les retours qui parviennent à la direction des ressources humaines (DRH) témoignent d’une satisfaction générale des utilisateurs — infirmiers, cadres des soins, gestionnaires RH. Vous partagez notre préoccupation d'optimiser les mouvements de personnel, pour assurer aux patients qualité et continuité des soins ? Quelques mots sur notre expérience du produit.

L’Atir, qui prend en charge l'insuffisance rénale en Nouvelle-Calédonie, entreprend, depuis plusieurs années, des actions pour se conformer aux critères de la dialyse verte, telle que la Société francophone de néphrologie, dialyse et transplantation (SFNDT) la promeut. Et ce, malgré des obstacles bien concrets, comme la situation géographique de certaines de ses unités de dialyse, très éloignées des centres urbains. Au terme d'un audit récent, le pôle de l'association qui veille à la qualité de son activité constate des progrès dans sa démarche éco-responsable.

L'éco-responsabilité, la qualité des soins et celle des conditions de travail, ce sont-là trois objectifs que l'Atir considère comme inhérents à sa mission en Nouvelle-Calédonie. Elle le réaffirme en faisant le choix, cette année, de troquer les poches d'acide individuelles branchées à ses générateurs de dialyse contre une centrale de distribution d’acide, pour fabriquer l'eau de dialyse. L'équipement est en service depuis mi-février dans sa principale unité médicalisée, à Dumbéa sur Mer. Il satisfait déjà son personnel, infirmiers en tête. À adopter sans conteste, si vous êtes un établissement de santé qui pratique l'hémodialyse.

Sur la petite île française de Futuna, dans le Pacifique sud, on n'oubliera pas la date du 3 juin.  Ce jour-là en effet, l'État et les autorités locales y ont inauguré, avec l'Atir qui l'exploitera, son unité d’hémodialyse de proximité (UHP). Dix ans après l'annonce de sa construction par François Hollande, alors président de la République, lors de sa visite en 2016. Désormais, les patients souffrant d'insuffisance rénale terminale pourront y recevoir des soins vitaux, près de chez eux. Un immense soulagement pour eux et une victoire de santé publique pour l'archipel.

À Dumbéa sur Mer, fin 2022, l’Atir a introduit le vélo en salle de dialyse. L’initiative s’est ensuite heurtée à plusieurs entraves, dont des émeutes urbaines en 2024. Aujourd'hui, l'association réfléchit à lui redonner de l’élan. En effet, comment ignorer les effets bénéfiques, unanimement et scientifiquement reconnus, de l’activité physique sur la santé des insuffisants rénaux chroniques ?

Quoi de plus terrible que de voir un·e patient·e hospitalisé·e précipitamment et décéder sans y avoir été préparé·e ? Parce que la fin de vie fait partie intégrante de la prise en charge de l’insuffisance rénale chronique, les médecins et la direction des soins infirmiers (DSSI) de l’Atir veulent instaurer, avec l'hôpital public, le CHT Gaston-Bourret, un corridor de services qui permettra d’accompagner dûment les dialysés, souvent âgés, en soins palliatifs.

C’est l’histoire d’un chantier long de dix ans. Parce que l’intérêt du patient est et restera central dans l’accomplissement de sa mission, l’Atir soutient avec ténacité, depuis 2016, le projet d’installation d’une unité de dialyse de proximité (UHP) à Futuna, île française de Polynésie, dans le Pacifique sud. Le 19 janvier, cette UHP a ouvert ses portes. Un grand soulagement pour les Futuniens, pour l’Agence de santé de Wallis, pour les équipes de l'Atir.

En mai 2024, de violentes émeutes ont secoué la Nouvelle Calédonie, tant en raison de sa situation institutionnelle que sociale. L’Atir, opérateur majeur dans la prise en charge de l'insuffisance rénale chronique, en a souffert directement : son siège social, également unité de dialyse médicalisée, a subi un saccage inattendu. Pendant plusieurs mois, elle a ensuite dialysé ses patients dans un environnement dégradé mais ses équipes ne s'en sont pas émoustillées et sont parvenues à préserver la qualité des soins. Deux ans plus tard, patients et soignants respirent : le bâtiment, ses salles de dialyse, sont remis à neuf. Les traces de la crise s'effacent, une nécessité pour retrouver bon moral.

Poindimié est une petite commune de la côte est de la Nouvelle-Calédonie, où l'Atir exploite une unité d'hémodialyse de proximité (UHP) depuis de longues années. Or, ces derniers mois, cette UHP a subi des vols de matériel et ses infirmiers, des cambriolages à répétition dans leurs logements. Pour déjouer l'insécurité, la direction de l'association a sollicité les autorités locales, notamment coutumières. De leur démarche, ressort un besoin critique d'information de la population sur notre activité de dialyse.

Le congrès de la Société francophone de néphrologie, dialyse et transplantation (SFNDT) offre à ses membres l’opportunité d’exposer leurs pratiques. Noémie Baroux, épidémiologiste de l'Atir et coordinatrice du Réseau de l'insuffisance rénale en Nouvelle-Calédonie (le Résir), a assisté au dernier, du 7 au 10 octobre, à Tours. Elle y a présenté deux études auxquelles le Résir participe. L'une, sur la prévention des plaies des pieds des diabétiques, est fondamentale. Elle vise, en effet, à éviter des amputations aux dialysés de Nouvelle-Calédonie.