Author: drh

À Dumbéa sur Mer, fin 2022, l’Atir a introduit le vélo en salle de dialyse. L’initiative s’est ensuite heurtée à plusieurs entraves, dont des émeutes urbaines en 2024. Aujourd'hui, l'association réfléchit à lui redonner de l’élan. En effet, comment ignorer les effets bénéfiques, unanimement et scientifiquement reconnus, de l’activité physique sur la santé des insuffisants rénaux chroniques ?

Quoi de plus terrible que de voir un·e patient·e hospitalisé·e précipitamment et décéder sans y avoir été préparé·e ? Parce que la fin de vie fait partie intégrante de la prise en charge de l’insuffisance rénale chronique, les médecins et la direction des soins infirmiers (DSSI) de l’Atir veulent instaurer, avec l'hôpital public, le CHT Gaston-Bourret, un corridor de services qui permettra d’accompagner dûment les dialysés, souvent âgés, en soins palliatifs.

C’est l’histoire d’un chantier long de dix ans. Parce que l’intérêt du patient est et restera central dans l’accomplissement de sa mission, l’Atir soutient avec ténacité, depuis 2016, le projet d’installation d’une unité de dialyse de proximité (UHP) à Futuna, île française de Polynésie, dans le Pacifique sud. Le 19 janvier, cette UHP a ouvert ses portes. Un grand soulagement pour les Futuniens, pour l’Agence de santé de Wallis, pour les équipes de l'Atir.

En mai 2024, de violentes émeutes ont secoué la Nouvelle Calédonie, tant en raison de sa situation institutionnelle que sociale. L’Atir, opérateur majeur dans la prise en charge de l'insuffisance rénale chronique, en a souffert directement : son siège social, également unité de dialyse médicalisée, a subi un saccage inattendu. Pendant plusieurs mois, elle a ensuite dialysé ses patients dans un environnement dégradé mais ses équipes ne s'en sont pas émoustillées et sont parvenues à préserver la qualité des soins. Deux ans plus tard, patients et soignants respirent : le bâtiment, ses salles de dialyse, sont remis à neuf. Les traces de la crise s'effacent, une nécessité pour retrouver bon moral.

Poindimié est une petite commune de la côte est de la Nouvelle-Calédonie, où l'Atir exploite une unité d'hémodialyse de proximité (UHP) depuis de longues années. Or, ces derniers mois, cette UHP a subi des vols de matériel et ses infirmiers, des cambriolages à répétition dans leurs logements. Pour déjouer l'insécurité, la direction de l'association a sollicité les autorités locales, notamment coutumières. De leur démarche, ressort un besoin critique d'information de la population sur notre activité de dialyse.

Comment l'Atir encadre-t-elle le travail des infirmiers de ses unités de dialyse ? En leur dédiant des cadres des soins qu'elle a choisi de répartir par secteurs géographiques. Julien Guillemot, directeur du service des soins infirmiers, nous explique pourquoi et salue leur contribution à l'amélioration constante de la qualité de la prise en charge des insuffisants rénaux en Nouvelle-Calédonie.

Un CHSCT ? Bien sûr, l'Atir en compte un. Trois membres y représentent les salariés – Cécile Caillaba, Cécile Illat et Henryck Brossard. Ils travaillent de concert avec son chargé de prévention, Olivier Hervé, et le service des ressources humaines de l'association pour lui donner tout son souffle et en faire un outil efficace d’amélioration de la qualité de vie au travail.

Le congrès de la Société francophone de néphrologie, dialyse et transplantation (SFNDT) offre à ses membres l’opportunité d’exposer leurs pratiques. Noémie Baroux, épidémiologiste de l'Atir et coordinatrice du Réseau de l'insuffisance rénale en Nouvelle-Calédonie (le Résir), a assisté au dernier, du 7 au 10 octobre, à Tours. Elle y a présenté deux études auxquelles le Résir participe. L'une, sur la prévention des plaies des pieds des diabétiques, est fondamentale. Elle vise, en effet, à éviter des amputations aux dialysés de Nouvelle-Calédonie.

En Nouvelle-Calédonie, on se préoccupe du suivi préventif des pieds des patients diabétiques. De quoi s'agit-il ? D'une pratique que Noémie Baroux, épidémiologiste de l'Atir et coordinatrice du réseau de l'insuffisance rénale en Nouvelle-Calédonie (le Résir), a commentée début octobre à Tours, lors du dixième congrès de la Société francophone de néphrologie, dialyse et transplantation (SFNDT), dont l’Atir est membre. Elle en a rapporté quelques informations fort utiles dans notre prise en charge en dialyse.