Journal d’entreprise

En mai 2024, de violentes émeutes ont secoué la Nouvelle Calédonie, tant en raison de sa situation institutionnelle que sociale. L’Atir, opérateur majeur dans la prise en charge de l'insuffisance rénale chronique, en a souffert directement : son siège social, également unité de dialyse médicalisée, a subi un saccage inattendu. Pendant plusieurs mois, elle a ensuite dialysé ses patients dans un environnement dégradé mais ses équipes ne s'en sont pas émoustillées et sont parvenues à préserver la qualité des soins. Deux ans plus tard, patients et soignants respirent : le bâtiment, ses salles de dialyse, sont remis à neuf. Les traces de la crise s'effacent, une nécessité pour retrouver bon moral.

Comment l'Atir encadre-t-elle le travail des infirmiers de ses unités de dialyse ? En leur dédiant des cadres des soins qu'elle a choisi de répartir par secteurs géographiques. Julien Guillemot, directeur du service des soins infirmiers, nous explique pourquoi et salue leur contribution à l'amélioration constante de la qualité de la prise en charge des insuffisants rénaux en Nouvelle-Calédonie.

Du 6 au 20 octobre, l'Atir a participé à la troisième édition du Cipac Challenge, compétition à l'initiative de l'un des fournisseurs de matériel médical en Nouvelle-Calédonie. L'objectif du challenge ? Marcher et pédaler en équipe pour lutter contre la sédentarité, en comptabilisant pas et kilomètres parcourus, grâce à une application sur téléphone portable, Kiplin. Au classement,  l’Atir termine 114ᵉ sur 246. Elle voit certains de ses salariés se distinguer à titre individuel. Félicitations à tous nos participants, pour ces quinze jours centrés sur le sport, la santé, la cohésion d'équipe et la qualité de vie au travail.

Quelques jours après l’arrivée de Marjorie Renault à l’Atir comme cadre de soins, fin mars 2024, de violentes émeutes éclataient en Nouvelle-Calédonie. D’où sa première mission : piloter une cellule d’appel chargée d’organiser la dialyse des patients, malgré les entraves aux déplacements. Depuis le retour au calme, Marjorie accompagne, dans leur pratique, les infirmiers de l'unité de dialyse médicalisée de l'association, dans le grand Nouméa. Elle nous dit fièrement tout ce qu’ils réalisent ensemble.

Notre sang, c'est un documentaire consacré à l’insuffisance rénale chronique en Nouvelle-Calédonie. Il donne la parole aux patients dialysés et soignants de l’Atir, entre autres. Et pour cause ! Son réalisateur, Antoine Roulleau, est l'un de nos ancien infirmiers. Le Réseau de l'insuffisance rénale en Nouvelle-Calédonie (Résir) a pris la bonne initiative de projeter ce film didactique au public, dans la commune de La Foa, le 5 décembre.

Atir l'haricot, c'est le nom du journal interne de l'Atir. Son objectif ? Informer les collaborateurs de l’association sur ses enjeux, ses projets, ses réalisations, son quotidien. Aussi la publication trimestrielle est-elle devenue, en quelques années, le reflet de son identité et de ses valeurs. Son dernier numéro fera date : Atir l'haricot raconte la crise politique et institutionnelle la plus aiguë que la Nouvelle-Calédonie ait jamais traversé, telle que les équipes de l'Atir l'ont vécue et surmontée, de mai à juillet 2024, avec courage et solidarité. Pour sauver les patients.