Innovation

Un an maintenant que l’Atir s’est dotée d'une plateforme de gestion des ressources humaines spécialisée dans le secteur de la santé et du médico-social. En particulier, l'outil centralise ses besoins en remplacements infirmiers et les diffuse à ses équipes soignantes. Les retours qui parviennent à la direction des ressources humaines (DRH) témoignent d’une satisfaction générale des utilisateurs — infirmiers, cadres des soins, gestionnaires RH. Vous partagez notre préoccupation d'optimiser les mouvements de personnel, pour assurer aux patients qualité et continuité des soins ? Quelques mots sur notre expérience du produit.

L’Atir, qui prend en charge l'insuffisance rénale en Nouvelle-Calédonie, entreprend, depuis plusieurs années, des actions pour se conformer aux critères de la dialyse verte, telle que la Société francophone de néphrologie, dialyse et transplantation (SFNDT) la promeut. Et ce, malgré des obstacles bien concrets, comme la situation géographique de certaines de ses unités de dialyse, très éloignées des centres urbains. Au terme d'un audit récent, le pôle de l'association qui veille à la qualité de son activité constate des progrès dans sa démarche éco-responsable.

L'éco-responsabilité, la qualité des soins et celle des conditions de travail, ce sont-là trois objectifs que l'Atir considère comme inhérents à sa mission en Nouvelle-Calédonie. Elle le réaffirme en faisant le choix, cette année, de troquer les poches d'acide individuelles branchées à ses générateurs de dialyse contre une centrale de distribution d’acide, pour fabriquer l'eau de dialyse. L'équipement est en service depuis mi-février dans sa principale unité médicalisée, à Dumbéa sur Mer. Il satisfait déjà son personnel, infirmiers en tête. À adopter sans conteste, si vous êtes un établissement de santé qui pratique l'hémodialyse.

À Dumbéa sur Mer, fin 2022, l’Atir a introduit le vélo en salle de dialyse. L’initiative s’est ensuite heurtée à plusieurs entraves, dont des émeutes urbaines en 2024. Aujourd'hui, l'association réfléchit à lui redonner de l’élan. En effet, comment ignorer les effets bénéfiques, unanimement et scientifiquement reconnus, de l’activité physique sur la santé des insuffisants rénaux chroniques ?

C’est l’histoire d’un chantier long de dix ans. Parce que l’intérêt du patient est et restera central dans l’accomplissement de sa mission, l’Atir soutient avec ténacité, depuis 2016, le projet d’installation d’une unité de dialyse de proximité (UHP) à Futuna, île française de Polynésie, dans le Pacifique sud. Le 19 janvier, cette UHP a ouvert ses portes. Un grand soulagement pour les Futuniens, pour l’Agence de santé de Wallis, pour les équipes de l'Atir.

Le congrès de la Société francophone de néphrologie, dialyse et transplantation (SFNDT) offre à ses membres l’opportunité d’exposer leurs pratiques. Noémie Baroux, épidémiologiste de l'Atir et coordinatrice du Réseau de l'insuffisance rénale en Nouvelle-Calédonie (le Résir), a assisté au dernier, du 7 au 10 octobre, à Tours. Elle y a présenté deux études auxquelles le Résir participe. L'une, sur la prévention des plaies des pieds des diabétiques, est fondamentale. Elle vise, en effet, à éviter des amputations aux dialysés de Nouvelle-Calédonie.

C’est l’un des projets informatiques majeurs de l'Atir cette année : faciliter la récupération de données pour alimenter le dossier médical numérique des patients (DMN), lors des séances de dialyse. L’opération pourrait être accomplie via les générateurs de dialyse, grâce à une coopération avec Nipro, qui fournira le logiciel nécessaire.

La prise en charge du patient en dialyse commence par une étape incontournable : son accueil dans les locaux de l'Atir. Sa direction du service des soins infirmiers (DSSI) sait que la qualité de ce premier contact déterminera celle du parcours de soins. Elle a donc décidé de lancer un projet d’accueil personnalisé à l’Atir, ou Papa. L’engagement des équipes soignantes, la coopération avec le centre hospitalier territorial (CHT) et la satisfaction du patient, y prévalent.