L’Atir glane des connaissances précieuses au congrès de la SFNDT

Cérémonie du 10ème congrès à Tour

L’Atir glane des connaissances précieuses au congrès de la SFNDT

En Nouvelle-Calédonie, on se préoccupe du suivi préventif des pieds des patients diabétiques. De quoi s’agit-il ? D’une pratique que Noémie Baroux, épidémiologiste de l’Atir et coordinatrice du réseau de l’insuffisance rénale en Nouvelle-Calédonie (le Résir), a commentée début octobre à Tours, lors du dixième congrès de la Société francophone de néphrologie, dialyse et transplantation (SFNDT), dont l’Atir est membre. Elle en a rapporté quelques informations fort utiles dans notre prise en charge en dialyse.

Noémie Baroux, notre épidémiologiste, coordinatrice du Réseau de l’insuffisance rénale en Nouvelle-Calédonie (Résir), est rentrée ravie du congrès qui fêtait le dixième anniversaire de la SFNDT. C’était à Tours, du 7 au 10 octobre. Ces rendez-vous sont précieux pour les établissements de santé insulaires isolés comme ceux de Nouvelle-Calédonie. Tout d’abord, parce qu’on y glane, au gré de rencontres nombreuses, de l’information très utile à ses missions. Ensuite, parce qu’ils permettent d’évaluer, comparativement, nos compétences et pratiques. Noémie n’a donc pas perdu de temps. Elle a visité des stands d’associations de patients et récupéré des supports de communication. Le Résir pourra s’en inspirer dans ses actions de prévention. Elle a aussi échangé avec l’équipe de l’agence de la biomédecine, dont le Résir anime le registre REIN pour la Nouvelle-Calédonie et Wallis et Futuna.

Partage de connaissances, confrontation des pratiques

« J’ai discuté avec plusieurs néphrologues. J’ai croisé Raphaël Cohen, l’ancien président du Résir qui avait travaillé à l’Atir. Et le professeur Olivier Moranne, néphrologue-épidémiologiste du CHU de Nîmes, déjà venu en Nouvelle-Calédonie. Nous avons évoqué sa future collaboration avec le Résir sur des études épidémiologiques. Avec le professeur Émilie Le Cornec, nous avons parlé de la cohorte Genkyst, dont elle est responsable. C’est une étude à laquelle nous participons depuis plus d’un an sur des patients atteints de polykystose rénale. Nous voulons établir une corrélation entre les gènes affectés et le risque de développer une insuffisance rénale chronique. Le docteur Laville, qui a évalué l’efficacité des AOD et des AVK (anticoagulants oraux directs et anti-vitamines K) chez les patients dialysés, m’a apporté son point de vue sur les résultats de l’étude. Nous la menons localement à ce propos avec le docteur Axler, cardiologue de l’U2nc. Enfin, j’ai assisté à l’assemblée générale de la SFNDT pour voir si le Résir se débrouillait bien dans l’organisation de la sienne. Eh bien oui, on n’est pas mal ! »

Quoi de neuf en néphrologie, dialyse et en transplantation ?

À son retour, Noémie a fait le tri des connaissances recueillies ça-et-là. Les interventions de spécialistes l’ont sensibilisée, entre autres, aux questions suivantes :

– comment abaisser la mortalité cardio-vasculaire des patients dialysés, un exposé qui met notamment en avant les bienfaits du sport en dialyse ;
– les liens entre température élevée et évolution du débit de filtration glomérulaire, DFG ;
– les nouveaux traitements contre le rejet des transplantations, la xénotransplantation et la réponse immunitaire ;
– le cancer de la prostate est-il une contre-indication à la greffe rénale ?
– l’intelligence artificielle générative en pratique pour le néphrologue ;
– l’existence de plusieurs bases de données très utiles et divers sujets en épidémiologie ;
Mobydi, une plateforme de facilitation du tourisme en dialyse, à laquelle l’Atir va s’inscrire.

Enfin, la SFNDT a lancé une application mobile pour les néphrologues, offrant outils interactifs, calculateurs, ressources et actualités.

Noémie a invité les soignants de l’Atir à s’informer sur ces questions et d’autres encore, dont elle tient un résumé à leur disposition. Un partage d’expérience dont l’Atir remercie chaleureusement la SFNDT !