Métiers de l’Atir

Sur la petite île française de Futuna, dans le Pacifique sud, on n'oubliera pas la date du 3 juin.  Ce jour-là en effet, l'État et les autorités locales y ont inauguré, avec l'Atir qui l'exploitera, son unité d’hémodialyse de proximité (UHP). Dix ans après l'annonce de sa construction par François Hollande, alors président de la République, lors de sa visite en 2016. Désormais, les patients souffrant d'insuffisance rénale terminale pourront y recevoir des soins vitaux, près de chez eux. Un immense soulagement pour eux et une victoire de santé publique pour l'archipel.

Quoi de plus terrible que de voir un·e patient·e hospitalisé·e précipitamment et décéder sans y avoir été préparé·e ? Parce que la fin de vie fait partie intégrante de la prise en charge de l’insuffisance rénale chronique, les médecins et la direction des soins infirmiers (DSSI) de l’Atir veulent instaurer, avec l'hôpital public, le CHT Gaston-Bourret, un corridor de services qui permettra d’accompagner dûment les dialysés, souvent âgés, en soins palliatifs.

Comment l'Atir encadre-t-elle le travail des infirmiers de ses unités de dialyse ? En leur dédiant des cadres des soins qu'elle a choisi de répartir par secteurs géographiques. Julien Guillemot, directeur du service des soins infirmiers, nous explique pourquoi et salue leur contribution à l'amélioration constante de la qualité de la prise en charge des insuffisants rénaux en Nouvelle-Calédonie.