Démarche qualité

Un CHSCT ? Bien sûr, l'Atir en compte un. Trois membres y représentent les salariés – Cécile Caillaba, Cécile Illat et Henryck Brossard. Ils travaillent de concert avec son chargé de prévention, Olivier Hervé, et le service des ressources humaines de l'association pour lui donner tout son souffle et en faire un outil efficace d’amélioration de la qualité de vie au travail.

Le congrès de la Société francophone de néphrologie, dialyse et transplantation (SFNDT) offre à ses membres l’opportunité d’exposer leurs pratiques. Noémie Baroux, épidémiologiste de l'Atir et coordinatrice du Réseau de l'insuffisance rénale en Nouvelle-Calédonie (le Résir), a assisté au dernier, du 7 au 10 octobre, à Tours. Elle y a présenté deux études auxquelles le Résir participe. L'une, sur la prévention des plaies des pieds des diabétiques, est fondamentale. Elle vise, en effet, à éviter des amputations aux dialysés de Nouvelle-Calédonie.

L'Atir, principal opérateur de dialyse en Nouvelle-Calédonie, soigne également l'insuffisance rénale dans l'archipel français de Wallis et Futuna. Ainsi, en 2007, il a ouvert à Wallis une unité d’hémodialyse de proximité (UHP). Désormais, c'est sur l'île de Futuna que l'Agence de santé de Wallis, tutelle locale des hôpitaux, lui demande d'exploiter une seconde UHP. L'Atir s'y prépare donc depuis plusieurs mois. En juillet et août, son directeur général et ses techniciens de dialyse s'y sont rendus, pour veiller à la bonne fin du chantier. Cette belle unité devrait accueillir ses patients début 2026 et étendre un peu plus l'action de notre association.

En 2024, l'Atir a encore réduit son impact environnemental, grâce aux installations photovoltaïques dont ses unités de dialyse sont équipées. Elle a ainsi diminué ses émissions de CO2 de 448 tonnes, l’équivalent d’une forêt de plus de 13 000 arbres. La direction de l'association confirme, chaque année depuis plus de dix ans, son engagement en faveur de la transition écologique. Une politique de responsabilité sociale de l'entreprise (RSE) d'autant bienvenue que la Nouvelle-Calédonie affiche l'un des bilans carbone les plus mauvais au monde. Quelques chiffres.

La prise en charge du patient en dialyse commence par une étape incontournable : son accueil dans les locaux de l'Atir. Sa direction du service des soins infirmiers (DSSI) sait que la qualité de ce premier contact déterminera celle du parcours de soins. Elle a donc décidé de lancer un projet d’accueil personnalisé à l’Atir, ou Papa. L’engagement des équipes soignantes, la coopération avec le centre hospitalier territorial (CHT) et la satisfaction du patient, y prévalent.

L’Atir encourage ses patients à gagner en autonomie pour améliorer leur parcours de soins. Dans cet objectif, sa direction du service des soins infirmiers (DSSI) a lancé, en octobre, un projet pilote intitulé Reindez-vous Santé. Julien Guillemot, son directeur, nous explique comment l’équipe infirmière amène les dialysés à prendre eux-mêmes les rendez-vous liés à leur prise en charge médicale.