À l’Atir, CHSCT et RH se concertent pour protéger les salariés

Employés homme et femmes de l'Atir en nouvelle calédonie.

À l’Atir, CHSCT et RH se concertent pour protéger les salariés

Un CHSCT ? Bien sûr, l’Atir en compte un. Trois membres y représentent les salariés – Cécile Caillaba, Cécile Illat et Henryck Brossard. Ils travaillent de concert avec son chargé de prévention, Olivier Hervé, et le service des ressources humaines de l’association pour lui donner tout son souffle et en faire un outil efficace d’amélioration de la qualité de vie au travail.

En Nouvelle-Calédonie, le droit du travail est de compétence locale. Il impose un comité d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail, CHSCT, dans tout établissement comptant au moins cinquante salariés (articles Lp 262-1 à Lp 262-29 du code du travail calédonien). À l’Atir, Karine Denis, directrice des ressources humaines, le préside. Les délégués du personnel de l’association et son comité d’entreprise (CE) y ont, de leur côté, désigné trois représentants des salariés. Il s’agit de Cécile Illat, informaticienne, Cécile Caillaba, infirmière coordinatrice pré-greffe et nutrition et Henryck, technicien de dialyse. Ce comité contribue à la protection de la santé et de la sécurité des salariés en veillant à leurs conditions de travail. Il s’assure, notamment, que ces conditions réduisent autant que possible le risque d’accidents et de maladies professionnels.

Des enquêtes bien concrètes sur les accidents du travail

Légalement, le CHSCT peut procéder à des analyses de risques professionnels, effectuer des visites de poste, des enquêtes sur les accidents du travail et les maladies professionnelles. « C’est ce que nous mettons en œuvre, confirme Cécile Caillaba. Notre objectif est d’accompagner les salariés pour qu’ils exécutent leur travail dans les meilleures conditions en respectant les bonnes pratiques d’hygiène et de sécurité, pour eux et les patients. Nous réalisons des enquêtes systématiques à chaque accident du travail, en discutant avec la victime, par téléphone lorsque l’unité est éloignée. »

À l’Atir, le CHSCT est essentiel au dialogue social, même si son avis ne s’impose pas à la direction. Chaque trimestre, il se réunit donc. Outre Karine Denis et les trois représentants des salariés, participent à ces réunions son chargé de prévention, Olivier Hervé (coordonnateur qualité, sécurité, environnement et bâtiment de l’Atir) et le médecin du travail, avec voix consultative. Y sont aussi invitées l’inspection du travail et la Cafat. « Ensemble, nous faisons le point sur les actions correctives en cas d’accident du travail, sur les aménagements des unités, l’arrivée de nouveaux matériels, poursuit Cécile. La coopération avec le service RH est bonne, nous rédigeons alternativement les comptes rendus de réunion. En dehors de ces rencontres, les RH nous informent par mail des accidents du travail. »

Femme employée à l'Atir en nouvelle calédonie.Des visites sur le terrain pour accompagner les salariés

Les deux Cécile et Henryck essaient de visiter la vingtaine de services et d’unités de dialyse de l’Atir une fois par an. « Les visites sur le terrain sont importantes pour parler aux salariés et les encourager à exprimer les difficultés rencontrées dans l’exécution de leurs tâches. Nous restons vigilants sur l’ergonomie des postes de travail. Nous repérons aussi des améliorations simples à apporter, sans engager de grands changements. »

Les trois membres du CHSCT mènent, de surcroit, des actions de prévention. « Nous diffusons de courts e-mails informatifs et des affiches auprès des salariés, précise Cécile. Nos dernières communications portaient sur les chaussures adaptées au travail. L’Atir participe à leur prise en charge. Nous avons aussi relayé l’inscription au Cipac Challenge, géré par Olivier Hervé. Bien sûr, les salariés peuvent nous contacter par e-mail, tchat, téléphone ou venir nous rencontrer. »

La direction donne aux membres du CHSCT les moyens nécessaires à exercer leur mission. Elle leur accorde notamment un crédit d’heures mensuel. De plus, chaque année, elle leur présente un bilan de la situation générale de l’Atir en matière d’hygiène, de sécurité et de conditions de travail, ainsi que les actions de prévention des risques professionnels prévues. Enfin, les membres du CHSCT sont informés des rapports et études du médecin du travail concernant l’entreprise. Cécile conclut : « Nous parvenons à être entendus sans difficultés. »

Contact CHSCT : chsct@atir.asso.nc