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Quelques jours après l’arrivée de Marjorie Renault à l’Atir comme cadre de soins, fin mars 2024, de violentes émeutes éclataient en Nouvelle-Calédonie. D’où sa première mission : piloter une cellule d’appel chargée d’organiser la dialyse des patients, malgré les entraves aux déplacements. Depuis le retour au calme, Marjorie accompagne, dans leur pratique, les infirmiers de l'unité de dialyse médicalisée de l'association, dans le grand Nouméa. Elle nous dit fièrement tout ce qu’ils réalisent ensemble.

En 2024, le Réseau de l'insuffisance rénale en Nouvelle-Calédonie, le Résir, dont l'Atir est membre, a réalisé une analyse épidémiologique d’une grande richesse sur la maladie rénale chronique (MRC) traitée en Nouvelle-Calédonie et à Wallis-et-Futuna. Qu’en retenir ?

Le comité d'entreprise (CE) de l'Atir le sait : ni les salariés, ni les patients n'oublieront la crise politico-sociale de l'année 2024. Pour célébrer le retour au calme et la solidarité qui a permis de surmonter les affres des émeutes, il a invité les équipes des unités de dialyse à se retrouver, hors cadre professionnel. Entre novembre et mars, repas et journées festives se sont succédé, du nord au sud de l'archipel calédonien. À Koumac, Poindimié, Wallis, Nouméa, nous avons tous formulé le voeu d'une année 2025 sereine et constructive.

La prise en charge du patient en dialyse commence par une étape incontournable : son accueil dans les locaux de l'Atir. Sa direction du service des soins infirmiers (DSSI) sait que la qualité de ce premier contact déterminera celle du parcours de soins. Elle a donc décidé de lancer un projet d’accueil personnalisé à l’Atir, ou Papa. L’engagement des équipes soignantes, la coopération avec le centre hospitalier territorial (CHT) et la satisfaction du patient, y prévalent.

L’Atir encourage ses patients à gagner en autonomie pour améliorer leur parcours de soins. Dans cet objectif, sa direction du service des soins infirmiers (DSSI) a lancé, en octobre, un projet pilote intitulé Reindez-vous Santé. Julien Guillemot, son directeur, nous explique comment l’équipe infirmière amène les dialysés à prendre eux-mêmes les rendez-vous liés à leur prise en charge médicale.

Magasinier : c'est le métier que Malia, Alphil, Isidore, James, exercent à l'Atir. Dans la pharmacie à usage interne (PUI) de notre établissement de santé, ils agencent les stocks de médicaments et de dispositifs médicaux. Et surtout, ils préparent les commandes destinées aux unités de dialyse. Une étape indispensable pour la continuité de la prise en charge des patients insuffisants rénaux chroniques.  

En décembre, pour Noël, grand concours d'arts plastiques à l'Atir. À l'initiative de la direction des ressources humaines (DRH), ses infirmiers et agents de service ont imaginé et fabriqué leurs sapins de Noël. Deux contraintes étaient imposées aux volontaires. La première : utiliser du matériel récupéré de l'activité de dialyse. La seconde : adresser photos et vidéos de leur arbre à la DRH avant le 15 décembre. Deux unités d'hémodialyse ont remporté la palme ex-æquo. Bravo !

Quand cohésion rime avec tradition... Le dimanche 14 avril, Linda, agent de service au sein de l’unité d'hémodialyse de proximité (UHP) de l'Atir à Wallis, a accueilli ses collègues chez elle. Leur intention était claire : préparer ensemble un repas dans l’umu, le four traditionnel wallisien. La rencontre, particulièrement symbolique, a permis aux différentes communautés ethniques, que leur activité de soins unit, de partager leur culture.

Arrivée à l'Atir en avril 2024 pour quatre mois, le docteur Inès Castellano a contribué à atténuer les effets de la crise dans les unités d'hémodialyse du grand Nouméa. Elle y a, en effet, relayé les médecins surchargés, y compris ceux des autres opérateurs de dialyse locaux. Elle est repartie en août vers Tahiti, secouée par les affrontements urbains auxquels elle a assisté en direct, mais consciente d’avoir vécu une expérience médicale et humaine unique. Questions à une néphrologue espagnole partie découvrir le Pacifique français.

 

Comment dialyser les patients lorsque la force majeure rend la plupart des unités médicales inaccessibles ? L’Atir a résolu cette question, en mai, en confiant l’organisation de ses séances à une cellule d’appel. Principalement constituée de cadres de soins et d’infirmiers (IDE), cette cellule a permis d'hémodialyser coûte que coûte. Saluons leur action.