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En mai 2024, de violentes émeutes ont secoué la Nouvelle Calédonie, tant en raison de sa situation institutionnelle que sociale. L’Atir, opérateur majeur dans la prise en charge de l'insuffisance rénale chronique, en a souffert directement : son siège social, également unité de dialyse médicalisée, a subi un saccage inattendu. Pendant plusieurs mois, elle a ensuite dialysé ses patients dans un environnement dégradé mais ses équipes ne s'en sont pas émoustillées et sont parvenues à préserver la qualité des soins. Deux ans plus tard, patients et soignants respirent : le bâtiment, ses salles de dialyse, sont remis à neuf. Les traces de la crise s'effacent, une nécessité pour retrouver bon moral.

Poindimié est une petite commune de la côte est de la Nouvelle-Calédonie, où l'Atir exploite une unité d'hémodialyse de proximité (UHP) depuis de longues années. Or, ces derniers mois, cette UHP a subi des vols de matériel et ses infirmiers, des cambriolages à répétition dans leurs logements. Pour déjouer l'insécurité, la direction de l'association a sollicité les autorités locales, notamment coutumières. De leur démarche, ressort un besoin critique d'information de la population sur notre activité de dialyse.

Comment l'Atir encadre-t-elle le travail des infirmiers de ses unités de dialyse ? En leur dédiant des cadres des soins qu'elle a choisi de répartir par secteurs géographiques. Julien Guillemot, directeur du service des soins infirmiers, nous explique pourquoi et salue leur contribution à l'amélioration constante de la qualité de la prise en charge des insuffisants rénaux en Nouvelle-Calédonie.

Quelques jours après l’arrivée de Marjorie Renault à l’Atir comme cadre de soins, fin mars 2024, de violentes émeutes éclataient en Nouvelle-Calédonie. D’où sa première mission : piloter une cellule d’appel chargée d’organiser la dialyse des patients, malgré les entraves aux déplacements. Depuis le retour au calme, Marjorie accompagne, dans leur pratique, les infirmiers de l'unité de dialyse médicalisée de l'association, dans le grand Nouméa. Elle nous dit fièrement tout ce qu’ils réalisent ensemble.

En 2024, le Réseau de l'insuffisance rénale en Nouvelle-Calédonie, le Résir, dont l'Atir est membre, a réalisé une analyse épidémiologique d’une grande richesse sur la maladie rénale chronique (MRC) traitée en Nouvelle-Calédonie et à Wallis-et-Futuna. Qu’en retenir ?

Le comité d'entreprise (CE) de l'Atir le sait : ni les salariés, ni les patients n'oublieront la crise politico-sociale de l'année 2024. Pour célébrer le retour au calme et la solidarité qui a permis de surmonter les affres des émeutes, il a invité les équipes des unités de dialyse à se retrouver, hors cadre professionnel. Entre novembre et mars, repas et journées festives se sont succédé, du nord au sud de l'archipel calédonien. À Koumac, Poindimié, Wallis, Nouméa, nous avons tous formulé le voeu d'une année 2025 sereine et constructive.

La prise en charge du patient en dialyse commence par une étape incontournable : son accueil dans les locaux de l'Atir. Sa direction du service des soins infirmiers (DSSI) sait que la qualité de ce premier contact déterminera celle du parcours de soins. Elle a donc décidé de lancer un projet d’accueil personnalisé à l’Atir, ou Papa. L’engagement des équipes soignantes, la coopération avec le centre hospitalier territorial (CHT) et la satisfaction du patient, y prévalent.

L’Atir encourage ses patients à gagner en autonomie pour améliorer leur parcours de soins. Dans cet objectif, sa direction du service des soins infirmiers (DSSI) a lancé, en octobre, un projet pilote intitulé Reindez-vous Santé. Julien Guillemot, son directeur, nous explique comment l’équipe infirmière amène les dialysés à prendre eux-mêmes les rendez-vous liés à leur prise en charge médicale.

Magasinier : c'est le métier que Malia, Alphil, Isidore, James, exercent à l'Atir. Dans la pharmacie à usage interne (PUI) de notre établissement de santé, ils agencent les stocks de médicaments et de dispositifs médicaux. Et surtout, ils préparent les commandes destinées aux unités de dialyse. Une étape indispensable pour la continuité de la prise en charge des patients insuffisants rénaux chroniques.  

En décembre, pour Noël, grand concours d'arts plastiques à l'Atir. À l'initiative de la direction des ressources humaines (DRH), ses infirmiers et agents de service ont imaginé et fabriqué leurs sapins de Noël. Deux contraintes étaient imposées aux volontaires. La première : utiliser du matériel récupéré de l'activité de dialyse. La seconde : adresser photos et vidéos de leur arbre à la DRH avant le 15 décembre. Deux unités d'hémodialyse ont remporté la palme ex-æquo. Bravo !