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L’Atir, qui prend en charge l'insuffisance rénale en Nouvelle-Calédonie, entreprend, depuis plusieurs années, des actions pour se conformer aux critères de la dialyse verte, telle que la Société francophone de néphrologie, dialyse et transplantation (SFNDT) la promeut. Et ce, malgré des obstacles bien concrets, comme la situation géographique de certaines de ses unités de dialyse, très éloignées des centres urbains. Au terme d'un audit récent, le pôle de l'association qui veille à la qualité de son activité constate des progrès dans sa démarche éco-responsable.

À Dumbéa sur Mer, fin 2022, l’Atir a introduit le vélo en salle de dialyse. L’initiative s’est ensuite heurtée à plusieurs entraves, dont des émeutes urbaines en 2024. Aujourd'hui, l'association réfléchit à lui redonner de l’élan. En effet, comment ignorer les effets bénéfiques, unanimement et scientifiquement reconnus, de l’activité physique sur la santé des insuffisants rénaux chroniques ?

Comment l'Atir encadre-t-elle le travail des infirmiers de ses unités de dialyse ? En leur dédiant des cadres des soins qu'elle a choisi de répartir par secteurs géographiques. Julien Guillemot, directeur du service des soins infirmiers, nous explique pourquoi et salue leur contribution à l'amélioration constante de la qualité de la prise en charge des insuffisants rénaux en Nouvelle-Calédonie.

Quelques jours après l’arrivée de Marjorie Renault à l’Atir comme cadre de soins, fin mars 2024, de violentes émeutes éclataient en Nouvelle-Calédonie. D’où sa première mission : piloter une cellule d’appel chargée d’organiser la dialyse des patients, malgré les entraves aux déplacements. Depuis le retour au calme, Marjorie accompagne, dans leur pratique, les infirmiers de l'unité de dialyse médicalisée de l'association, dans le grand Nouméa. Elle nous dit fièrement tout ce qu’ils réalisent ensemble.

En 2024, l'Atir a encore réduit son impact environnemental, grâce aux installations photovoltaïques dont ses unités de dialyse sont équipées. Elle a ainsi diminué ses émissions de CO2 de 448 tonnes, l’équivalent d’une forêt de plus de 13 000 arbres. La direction de l'association confirme, chaque année depuis plus de dix ans, son engagement en faveur de la transition écologique. Une politique de responsabilité sociale de l'entreprise (RSE) d'autant bienvenue que la Nouvelle-Calédonie affiche l'un des bilans carbone les plus mauvais au monde. Quelques chiffres.

Infirmiers, infirmières, vous n'avez pas besoin d’avoir déjà travaillé en dialyse pour être embauchés à l’Atir. En effet, c’est une caractéristique dont nous sommes fiers : nous formons à l’hémodialyse les infirmiers diplômés d'Etat (IDE) que nous recrutons. Cela, dès leur arrivée, pendant 5 semaines. Reconnue pour sa grande qualité, la formation Atir s'ajoute aux autres atouts que les soignants attribuent à l'association.

La prise en charge du patient en dialyse commence par une étape incontournable : son accueil dans les locaux de l'Atir. Sa direction du service des soins infirmiers (DSSI) sait que la qualité de ce premier contact déterminera celle du parcours de soins. Elle a donc décidé de lancer un projet d’accueil personnalisé à l’Atir, ou Papa. L’engagement des équipes soignantes, la coopération avec le centre hospitalier territorial (CHT) et la satisfaction du patient, y prévalent.