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L’Atir a renouvelé son enquête auprès des patients insuffisants rénaux chroniques pour connaître leur appréciation de sa prise en charge. 144 d’entre eux, sur 267 accueillis en juillet, y ont répondu. Un bon taux de participation – 54 % –, cependant inégal selon les unités. Quant aux résultats, ils sont fort satisfaisants, tout en montrant les domaines dans lesquels le premier opérateur néocalédonien de dialyse peut encore s'améliorer.

Dans son unité de dialyse médicalisée, à Dumbéa sur Mer, l'Atir, premier opérateur de dialyse en Nouvelle-Calédonie, accueille dix patients en hémodialyse longue de nuit – traitement dont on connaît tous les bienfaits. Derrière la qualité de ces séances, un trinôme : Anna, agent de service qualifié, Stéphanie et Romain, infirmiers dont le métier de nuit ne ressemble pas tout à fait à celui du jour. Ils nous le racontent.

Quant l'Atir modernise son parc de générateurs de dialyse, elle doit en doter ses unités des petites îles du Pacifique sud, comme les Loyauté. Malgré son éloignement des centres urbains de Nouvelle-Calédonie, et malgré une crise sévère des transports vers cette destination, son unité d'hémodialyse de proximité (UHP) de Lifou vient de réceptionner des Fresenius 5008. Elle peut désormais pratiquer l'hémodiafiltration, au grand soulagement de ses  patients. Une victoire dans la démarche de l'association pour faciliter l'accès aux soins.

Qui que vous soyez,  si l’insuffisance rénale vous touche de près ou de loin, écoutez Nicolas Darsaut, directeur général de l’Atir NC, s’exprimer avec sa tête mais aussi avec tout son cœur, dans l’émission de radio Le labo du travail, sur la chaîne NC La 1e. C'est le psychologue clinicien Paul Deligny, spécialiste du monde du travail, qui l'interrogeait sur l'activité de dialyse le 28juin.

C’est l’histoire d’un chantier long de dix ans. Parce que l’intérêt du patient est et restera central dans l’accomplissement de sa mission, l’Atir soutient avec ténacité, depuis 2016, le projet d’installation d’une unité de dialyse de proximité (UHP) à Futuna, île française de Polynésie, dans le Pacifique sud. Le 19 janvier, cette UHP a ouvert ses portes. Un grand soulagement pour les Futuniens, pour l’Agence de santé de Wallis, pour les équipes de l'Atir.

Le congrès de la Société francophone de néphrologie, dialyse et transplantation (SFNDT) offre à ses membres l’opportunité d’exposer leurs pratiques. Noémie Baroux, épidémiologiste de l'Atir et coordinatrice du Réseau de l'insuffisance rénale en Nouvelle-Calédonie (le Résir), a assisté au dernier, du 7 au 10 octobre, à Tours. Elle y a présenté deux études auxquelles le Résir participe. L'une, sur la prévention des plaies des pieds des diabétiques, est fondamentale. Elle vise, en effet, à éviter des amputations aux dialysés de Nouvelle-Calédonie.

Quelques jours après l’arrivée de Marjorie Renault à l’Atir comme cadre de soins, fin mars 2024, de violentes émeutes éclataient en Nouvelle-Calédonie. D’où sa première mission : piloter une cellule d’appel chargée d’organiser la dialyse des patients, malgré les entraves aux déplacements. Depuis le retour au calme, Marjorie accompagne, dans leur pratique, les infirmiers de l'unité de dialyse médicalisée de l'association, dans le grand Nouméa. Elle nous dit fièrement tout ce qu’ils réalisent ensemble.

Si, en 2024, les émeutes ont fait fléchir l’activité du Réseau de l’insuffisance rénale en Nouvelle-Calédonie (Résir), l’association s’est néanmoins adaptée au contexte tendu. Elle a ainsi poursuivi sa mission de prévention de la maladie rénale chronique. Son bilan, dressé en assemblée générale le 29 avril, vient le souligner.

La prise en charge du patient en dialyse commence par une étape incontournable : son accueil dans les locaux de l'Atir. Sa direction du service des soins infirmiers (DSSI) sait que la qualité de ce premier contact déterminera celle du parcours de soins. Elle a donc décidé de lancer un projet d’accueil personnalisé à l’Atir, ou Papa. L’engagement des équipes soignantes, la coopération avec le centre hospitalier territorial (CHT) et la satisfaction du patient, y prévalent.