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Quant l'Atir modernise son parc de générateurs de dialyse, elle doit en doter ses unités des petites îles du Pacifique sud, comme les Loyauté. Malgré son éloignement des centres urbains de Nouvelle-Calédonie, et malgré une crise sévère des transports vers cette destination, son unité d'hémodialyse de proximité (UHP) de Lifou vient de réceptionner des Fresenius 5008. Elle peut désormais pratiquer l'hémodiafiltration, au grand soulagement de ses  patients. Une victoire dans la démarche de l'association pour faciliter l'accès aux soins.

L'éco-responsabilité, la qualité des soins et celle des conditions de travail, ce sont-là trois objectifs que l'Atir considère comme inhérents à sa mission en Nouvelle-Calédonie. Elle le réaffirme en faisant le choix, cette année, de troquer les poches d'acide individuelles branchées à ses générateurs de dialyse contre une centrale de distribution d’acide, pour fabriquer l'eau de dialyse. L'équipement est en service depuis mi-février dans sa principale unité médicalisée, à Dumbéa sur Mer. Il satisfait déjà son personnel, infirmiers en tête. À adopter sans conteste, si vous êtes un établissement de santé qui pratique l'hémodialyse.

L'Atir, principal opérateur de dialyse en Nouvelle-Calédonie, soigne également l'insuffisance rénale dans l'archipel français de Wallis et Futuna. Ainsi, en 2007, il a ouvert à Wallis une unité d’hémodialyse de proximité (UHP). Désormais, c'est sur l'île de Futuna que l'Agence de santé de Wallis, tutelle locale des hôpitaux, lui demande d'exploiter une seconde UHP. L'Atir s'y prépare donc depuis plusieurs mois. En juillet et août, son directeur général et ses techniciens de dialyse s'y sont rendus, pour veiller à la bonne fin du chantier. Cette belle unité devrait accueillir ses patients début 2026 et étendre un peu plus l'action de notre association.

Dans ses unités d'hémodialyse de proximité (UHP), l'Atir généralise progressivement l'amorçage et la restitution des générateurs online. Les patients de sa structure de Wallis en bénéficient depuis juillet 2023. Elle vient aussi de l'introduire dans ses unités des Iles Loyauté – Maré, Lifou et Ouvéa. Pourquoi cette modalité, que la Société francophone de néphrologie, dialyse et transplantation rénale recommande, est-elle un progrès ?

Comment dialyser les patients lorsque la force majeure rend la plupart des unités médicales inaccessibles ? L’Atir a résolu cette question, en mai, en confiant l’organisation de ses séances à une cellule d’appel. Principalement constituée de cadres de soins et d’infirmiers (IDE), cette cellule a permis d'hémodialyser coûte que coûte. Saluons leur action.

L'hygiène en dialyse, une priorité ! Pour preuve, l'Atir vient d'acquérir des équipements innovants pour faire la chasse aux bactéries et renforcer ainsi la qualité de ses soins. Un kit d’ATP-métrie qui vérifie l’eau de dialyse, des centrales de dilution de détergent automatisées, des couvertures bactériostatiques... L' association continue donc de miser sur la valeur Progrès.

« Nous formons nos IDE au traitement de l’eau de dialyse car elle est une composante majeure de notre activité. Pour exercer leur métier avec rigueur, ils doivent en maîtriser le circuit. » C'est ce que rappelle Julien Guillemot, directeur du service des soins infirmiers de l'Atir. L'association confie donc à Yoann Lauret, responsable des techniciens de dialyse, l'animation d'une formation spécifique au traitement d’eau. IDE qui nous lisez, inscrivez-vous.

Parmi ses valeurs fondamentales, l’Atir a inscrit le progrès. Elle l’illustre dans le domaine technique et médical en s’équipant de Nikkiso DBB Exa. Ces générateurs de dialyse ultra-performants améliorent encore la qualité des soins aux patients insuffisants rénaux, que le principal opérateur calédonien prend en charge partout en Nouvelle-Calédonie.

Oui, à l’Atir, les patients mettent la main à la pâte. L’une de ses unités d’hémodialyse de proximité (UHP), située à Koutio, près de Nouméa, en témoigne. En effet, son équipe de soignants a pour projet de service d’accompagner les dialysés vers plus d’autonomie dans leurs soins. Comment s’y prend-elle ? En les invitant, par exemple, à monter leur générateur de dialyse.